mercredi 30 mai 2012

Récit : Vacances, pêche et garage

Je viens tout juste de terminer une semaine de vacances, 5 jours qui me restaient de l'année dernière... non mais je l'ai tu eus la semaine ?!  10 jours en ligne de beau temps !
Vous devez bien vous douter que je ne laisserais pas sécher ma ligne longtemps, première journée de congé, pas de temps à perdre on va essayer un lac.  J'ai localisé ce petit lac l'année dernière en prenant une journée pour monter dans tous les sentiers praticables que je trouvais en parcourant les chemins en montant sur une zec.
La pêche n'a pas été miraculeuse mais on a passé du bon temps entre amis avec un sac de ruffle all dressed et quelques canettes d'un liquide d'une marque douteuse.  On s'en est quand même sortie avec quelques repas de truites déjouées avec la vieille mais non la moindre technique de la wobbler avec un vers.


Le lendemain... ou quelques jours plus tard, je ne sais plus, la journée s'annonce superbe et surtout avec peu de vent, parfait pour aller faire un tour sur un des grand plans d'eau de la région.  Avec une chaloupe de 14 pieds il faut prendre la météo avant de partir !  Donc je passe prendre mon père et mon frère et on lève le camp dans l'espoir de prendre quelques ouananiches.



On a essayé pas mal de techniques avant de réussir à prendre notre premier poisson, ce sera encore la cuillère et le vers qui auront raison de la première prise.  Une petite ouananiche qui m'a livré un bon combat pour sa taille,  malheureusement trop blessée pour être remise à l'eau elle à finie sur une planche de cèdres dans le BBQ.


J'ai eu droit a une grande première lors de cette pêche, une sorte de baptême par lequel tout pêcheur fini par passer : le moment où il se plante un trépied solidement dans la chair.  Ça s'est passé très vite, en me retournant pour me laver les mains dans l'eau après avoir pris le poisson ci-haut, j'ai mis la jambe sur le banc où se trouvait justement un leurre...  Là, mon frère me dit : "Sam ! J'pense t'as mis ta jambe sur un rapala !".  Je me relève pour me rendre compte qu'effectivement, j'ai mon premier piercing !  Je n'avais bizarrement rien senti !  J'essais de faire comme j'ai appris, faire ressortir la pointe de l'hameçon pour la couper et ensuite pouvoir retirer le reste sans la contraintes de l'ardillon. Gros échec, j'arrive à peine à lui faire pointer le nez hors de la peau avant que les deux autres pointes ne viennent m'empêcher de continuer le mouvement.  Pas d'autre solution, je serre les dents et tire un bon coup ! La prochaine fois je vais faire directement comme ça, s'agit de tirer bien droit et rapidement.


Les innombrables ouitouches peuplant ce plan d'eau ne nous lâcherons pas du reste de la journée,  c'est toujours drôle à prendre.  On peut même rester surpris quelque fois, il y a quelques années j'ai pris un spécimen de deux livres sur ce lac.  Tout un trip quand tu es certain d'avoir une grosse truite !



Après avoir passé presque le reste de la semaine chez moi pour voir à mes intérêts pendant le début de construction de mon garage, j'ai quand même trouvé un peu de temps pour aller au chalet de mon grand-père.  Histoire de se dégourdir un peu mais surtout pour mettre à l'eau pour la première fois le kayak de pêche tout neuf que j'ai offert à ma blonde pour sa fête... qui aura lieu dans 3 mois :)  Ce fut une réussite, et je pense bien que je viens de me faire une partenaire de pêche en kayak !  La pêche n'a toutefois pas été très productive, seulement quelques mulets à cornes ont daignés saisir nos offrandes.




Lundi, dernier jour de ma semaine de vacances... Il est environ 15h00, j'ai encore passé la journée chez moi à regarder l'avancement du garage, je reçois un appel, c'est un ami qui voudrais qu'on se fasse une petite pêche de soirée.  Je l'attends jusqu'à 16h45 et on décolle vers un spot où j'ai déjà pris quelques brochets.  Je n'ai pas beaucoup d'attente côté prises pour cette sortie, cette place n'a jamais vraiment été très productive pour moi, mais ça a l'avantage de pas être trop loin et d'être rapide pour une pêche de soirée. 

Pour une fois, je peux dire que j'aurais pu me permettre d'avoir des attentes plus élevées, et même si j'en avais eu, elles n'auraient pas été déçues !  En moins de 3 heures de pêche j'ai pris six brochets, j'en ai perdu un au bord du canot et on en a vu plusieurs autres suivre nos leurres !  La cerise sur le sundae c'est les deux spécimens de belle taille qui m'ont offert de superbes combats et des émotions fortes, un de 9 livres et un autre de 10.5 livres !


9 livres

10.5 livres
On a bien essayé de se servir de mon nouvel appareil photo étanche pour faire une vidéo sous-marine de la remise à l'eau du plus gros spécimen, mais une erreur de manipulation à fait que le film ne s'est pas enregistré.  Ce sera pour une prochaine fois, l'important c'est qu'ils nagent encore pour se faire reprendre plus gros.

Samuel Tremblay

dimanche 13 mai 2012

Récit : Retour en piste

Ça fait maintenant presque trois mois que je n'avais rien publié, je n'aime pas quand les gens parlent pour rien dire et j'avais justement rien à dire, donc dans ce temps là je me tais.  Ça a été une période morte côté pêche pour moi les derniers temps, pas que je n'ai pas pêché mais plutôt rien de bien fracassant ne m'est arrivé.  Même avec la saison estivale débutée depuis plus de deux semaines dans la zone 28 je n'ai réussi à prendre mes premiers poissons qu'hier !

J'ai fait bredouille après bredouille même quand d'autres en prenaient !  La dernière fois mon oncle m'a même pris dans la face une belle ouananiche de 4 livres au lancer...  C'est dur sur l'orgueil en maudit !  Même pas capable de prendre une truite, ça fait dur.

Assez parlé des échecs, je suis allé hier sur un petit lac où mon grand-père possède un chalet.  J'ai commencé par l'aider à reculer son quai, le niveau du lac à beaucoup monté et il était rendu inaccessible.  Une fois le travail fait, je met le kayak à l'eau et je vais voir avec quoi mon oncle pêche, il est sur le lac depuis un petit moment et a déjà déjoué quelques belles truites.  J'attache donc un rapala countdown de 3 cm et je commence une traîne très lente avec le leurre à une longue distance derrière le kayak.

L'attente ne sera pas très longue, un poisson est au bout de la ligne à peine une centaine de pieds après avoir commencé à traîner.  J'avais bien espoir de prendre une ouananiche, elles ont été ensemencées il y à 2 ou 3 ans dans ce lac et elles font toutes environ 4 livres aujourd'hui, ça aurait été tout un combat sur ma canne de puissance ultra légère!  Ce fut tout de même une combative truite mouchetée de 13 pouces qui à répondue à l'appel, avec l'équipement approprié il y a vraiment moyen d'en tirer un bon combat et beaucoup de plaisir.


J'ai par la suite réussi à leurrer quelques autres spécimens d'environ la même taille, je n'étais pourtant pas très assidu à la pêche, j'avais des gadgets à tester.  C'était entre autre la première fois que j'emmenais mon sonar sur ce lac, la veille je m'étais fabriqué un support pour la sonde du sonar afin de pouvoir la fixer à mon kayak, j'ai donc passé beaucoup de temps à le sonder et à chercher des structures intéressantes. 

J'ai aussi essayé pour la première fois la capacité à aller sous l'eau de mon nouvel appareil photo et les résultats sont pour le moins intéressants.  J'ai hâte de voir quels genres de photos de pêche ça va me permettre de faire !


C'est quand même sans surprise que je vous annonce que celui qui, comme à son habitude, aura pris le plus de poissons et le plus gros est encore mon oncle Hervé.  Une belle truite de près de 16 pouces lui aura même fait l'honneur de prendre son offrande.


La truite c'est bien plaisant, une belle espèce, une bonne chair, mais on dirait que ça manque de quelque chose.  C'est pas drôle à dire mais j'ai déjà hâte à l'ouverture du brochet, histoire de traquer des poissons qui ont vraiment l'air méchant, qui veulent du mal à ton leurre, bref j'ai un faible pour le brochet.

Samuel Tremblay

mardi 28 février 2012

Récit : Saison du poisson de fond 2012

L'ouverture de la pêche au poisson de fond était prévue pour le 21 janvier cette année, donc vous vous doutez bien qu'en ce samedi matin j'étais prêt !  J'ai passé la semaine précédente à tester des montages dans mon salon, à penser à mon affaire et à décider où j'allais aller pour éviter la cohue de la mise en place des villes de pêche blanche (ce n’est pas des villages par ici)...

En fin de compte j'ai été pêcher à Ste-Rose-du-Nord, histoire de vraiment avoir la paix, pas de bruit, tout seul dans mon coin.  J'aurais bien été à la baie mais mon 4x4 était brisé ce qui fait que je n’aurais pas pu m'éloigner beaucoup des cabanes.  Pour tout dire, ma recherche de tranquillité m'a surement coûté une belle pêche, mes résultats ne furent pas très éloquents en comparaison des rapports que j'ai eu d'amis pêcheurs ayant trempez la ligne plus près des attroupements.

J'ai tout de même réussi à capturer ces deux poissons, un sébaste et une morue franche.  Les sébastes n'offrent pas un gros combat en général, c'est une toute autre affaire pour les morues, qui elles veulent retrouver le fond !  C'est toujours surprenant, même pour une modeste prise de 3.5 livres comme sur la photo ci-bas.



Je suis désolé pour la qualité des photos, c'est flou et pas très net mais c'est à peu près les dernières photos que mon appareil à pris avant de se mettre vraiment à déconner...  C'est aussi ce fait qui est la cause du peu de photos de pêche blanche que j'ai cette année.  J'ai d'ailleurs acheté un appareil qui va sous l'eau, je vais donc pouvoir faire des photos et vidéo sous-marine maintenant, vraiment hâte d'essayer ça !

Autrement, j'ai fait plusieurs belle pêche aux sébastes en 2012, j'ai même pris mon quota pour la première fois, les autres espèces quant-à-elles m'auront boudées sans trop que je ne sache pourquoi.  Ce n'est pas que je n'ai pas essayé !  La dernière fois on avait une quinzaine de lignes d'installées pour n'avoir au final qu'une seule touche, que j'ai perdu une fois dans le trou !

Je pense bien que ma saison en eau salée est terminée, un peu blasé, je vais me concentrer à chercher des spots à dorés/brochets/perchaudes pour le mois de pêche qui reste.

Samuel Tremblay

lundi 23 janvier 2012

Récit : Début de la saison hivernale

C'est pas facile de faire le changement de mentalité nécessaire pour adapter nos connaissances de la pêche estivales à la pêche sur glace, tout en faisant que ça demeure productif bien sur.  Je me considère encore comme un débutant, et puisqu'on ne peut tout savoir, j'espère bien toujours me considérer comme tel... histoire de ne pas m'asseoir sur mes lauriers.

J'ai tout de même eu un bon début de saison sur la glace,le métier commence à rentrer comme on dit.  J'ai fait plusieurs pêches sur certains lacs de la région (référence des plans d'eau ouverts l'hiver) avec quelques amis.  On a visé surtout le brochet et la perchaude comme peuvent en témoigner les photos ci-dessous :



Toujours drôle de pêcher la perchaude en attendant les brochets

Un beau spécimen de 5.6 livres pêché par Luc Gagné

Trop l'air bien
Une belle "brochette" par -30°C

L'hiver passée mes pêches aux brochets faisaient pitiés, mais avec l'expérience, les essais, et plusieurs judicieux conseils (merci Patrick Plourde) sur les techniques et les endroits propices, ça commence à porter fruit !

Je ferai peut-être un article sur la techniques et le montage que j'utilise pour la pêche aux brochets sur glace d'ici la fin de l'hiver.  Pas tout de suite, j'ai encore quelques points à raffiner.

Samuel Tremblay

jeudi 1 décembre 2011

Article : Convertir un sonar pour la pêche sur glace

La période de pêche sur glace approchant à grand pas, je me devais de commencer à penser à des solutions pouvant régler certains problèmes récurrents auxquels j'ai été confrontés lors de la saison précédente.  Un de ces problèmes était le manque de chaleur, il sera probablement chose du passé puisque je me suis procuré une chaufferette au propane digne de ce nom.  Malgré que le froid à quelques fois eu raison de ma détermination, le principal défi technique venant affecter directement la qualité de mes pêches en eaux profondes était la difficulté de bien ajuster la sonde du sonar (écho sondeur, fish finder ).

En situation de pêche en eau profonde pour le sébaste et la morue, disons entre 100 et 500 pieds, l'alignement de la sonde du sonar est un enjeu majeur.  Je m'explique : une déviation de quelques degrés peut faire que le sonar montre de l'information ne se trouvant pas où on présente l'appât, cet effet est proportionnel à la profondeur, plus c'est profond plus il faut être précis.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement des sonars vous pouvez aller lire sur ce lien, il contient plusieurs articles sur les différents aspects à connaître sur le sujet.  Si vous connaissez déjà le principe voici un diagramme illustrant le problème :


Trois effets négatifs découlent d'une sonde mal ajustée en situation de pêche sur glace en eau profonde :
  • on peut perdre la vue de notre appât
  • on peut voir du poisson qui en fait se trouve très loin d'où on est, ce qui nous encourage à pêcher au mauvais endroit
  • on peut ne pas voir le poisson qui se trouve réellement où on est et donc manquer une opportunité de mettre l'appât à la bonne profondeur

Je devais donc trouver le moyen de pouvoir mettre au niveau la sonde de mon sonar, tout en faisant en sorte que le tout soit facilement transportable.  Après quelques temps à cogiter ça j'en suis venu à une solution très simple : un support dont l'extrémité du haut est parallèle à la sonde du sonar.  Avec cette disposition il sera possible de se servir d'un niveau sur la partie émergée du support pour être certain que la sonde, immergée, soit toute aussi droite.

Le support en position replié pour le transport
 L'ajustement initial de la position de la sonde sur le support est très important, il sera le gage de la précision du montage final lors de l'utilisation en situation de pêche.  Il doit se faire à l'air libre, au dessus d'une surface plane et solide comme par exemple un plancher de béton. 

Il est à noter que certain sonar d'une puissance plus élevée que le mien peuvent voir leur sonde chauffer excessivement lorsque utilisée hors de l'eau.  Ceci peut entraîner le bris de la sonde si les périodes d'utilisation hors de l'eau sont trop longues.  C'est à vous de diviser l'ajustement en plusieurs courtes périodes entrecoupées de refroidissement de la sonde.

La manière de faire pour ajuster la sonde est très simple : une fois le support déployé et le niveau en position et bien droit sur tous les axes, il suffit d'ouvrir le sonar et de modifier la position de la sonde jusqu'à l'obtention du meilleur écho possible sur l'écran du sonar.

Support déployé avec le niveau en place et bien droit
Un triple écho, difficile de faire mieux, c'est signe que l'ajustement est bon
Suite à un ajustement précis j'ai vissé un butoir sur le support, il permettra de toujours avoir le bon ajustement simplement en accotant la sonde dessus.  On peut voir le butoir sur la première photo de cet article, c'est la partie plus large juste à droite de la sonde.

Sur les deux photos suivantes, j'ai désaxé un peu le support afin de montrer la différence dans la force du signal d'une sonde mal ajustée :
Support un peu désaxé

Perte de beaucoup de la force du signal de la sonde comparé à un bon ajustement
Les prochaines photos concernent plus la disposition du sonar et les branchements.  Étant donné que ça peut différer beaucoup d'un modèle à l'autre où selon les besoins spécifiques de chaque pêcheur, je ne m'éterniserai pas en texte à ce sujet.  Si ça peut vous donnez quelques idées tant mieux :

Le sonar est tenu en place sur un coffre par deux élastiques
Les connexions sont assurées par des terminaux et scellées avec de la gaine thermorétractable (heat shrink tube)
Les fils ont des couleurs différentes pour le + (en cuivre) et - (en aluminium)
Tant qu'à être sur une lancé en ce sens, j'ai décidé d'aller un peu plus loin dans la personnalisation de mon kit d'électronique de pêche et d'y intégrer un GPS.  J'en avais déjà un mais je ne m'en servais que très peu à la pêche car c'est un vrai trou à piles, deux heures pour trois piles AAA. 

J’avoue que cet ajout me servira principalement pour la pêche en embarcation où il est utile d'avoir un GPS ouvert en tout temps.  Vous comprendrez donc que je me sers de ce coffre l'été aussi, c'est seulement la manière d'attacher la sonde qui diffère.  Sur la glace un GPS peut servir pour prendre en note certains endroits, mais le laisser ouvert en tout temps ne sert à rien.

J'avais à ma disposition, du fil électrique, des terminaux et un convertisseur pour brancher des appareils à connecteur USB à une voiture.  Mon GPS (un Magellan Explorist 500... j'aurais du acheter un Garmin GPSmap...) ne dispose que du type de connexion USB.  Je disposais donc tout ce qu'il me fallait, exception faite d'un support qui me permettrait de le fixer en place de manière à bien le voir en tout temps.

Pour le support de GPS je me suis servi de plexiglas que j'ai plié à l'aide d'un fusil à air chaud pour lui donner la forme désirée :

Support sur mesure pour mon GPS
Adaptation électrique pour fournir le GPS (la boule est juste le fil de trop sous du ruban électrique)
Le support installé, simplement coincé sous le sonar, le GPS tien avec du velcro
Vue de l'avant
Le tout (kit hiver et été) dans le coffre
Je me suis décidé à faire cet article après avoir cherché de l'information sur internet à propos de conversion de sonar pour la pêche blanche.  Je n'ai pas trouvé grand chose durant mes recherches et j'espère que ce que j'ai consigné ici comme idées et manières de faire pourra servir à d'autres.

Samuel Tremblay

mardi 22 novembre 2011

Récit : Quelques photos retrouvées

Un peu nostalgique de la saison qui s'achève, je viens de faire le tour des photos de cette année.  J'en ai trouvé quelques unes qui ressortent du lot et me rappel de bon souvenirs.  Un peu "cheap" comme récit, mais plus de photos qu'à l'habitude et surtout ce sont des photos que je n'avais pas encore montrées.

Une superbe sorite de pêche sur le lac St-Jean (suivre ce lien pour un récit plus détaillé) avec Matieu "great boat" Duhaime et Patrice "aime pas les vagues" Belley :

Première perchaude de Matieu pas de 'h'

Un doré "type" de cette journée

Patrice avec son plus gros doré à vie, au moins c'est pas une moule

Moi ayant perdu ma casquette dans le lac

Je ne peux m'empêcher de vous mettre une autre photo du superbe doré de presque 7 livres qu'Hervé à pris avec moi en août.  Vraiment une belle bête qui sera remise à l'eau en pleine forme conformément à la nouvelle règlementation directement suite à cette photo :

Quel lingot !
Une autre belle pièce d'entre 3 et 4  livres prise suite à un bon combat par mon père, Patrice Tremblay, et remise à l'eau après cette photo.  Il aura fallu travailler fort et braver presqu'une tempête pour ce poisson, d'ailleurs on à plier bagage suite à cette capture, le tonnerre grondait :

Ça vaut la peine d'affronter les éléments

Lors de notre excursion annuelle pour chasser la truite de mer, je dois souvent prendre des pauses de pêche pour reposer mon épaule gauche, souffrant d'une vieille blessure elle s'inflamme au moindre effort.  Je sort alors l'appareil photo et quelques fois tout s'aligne pour donner un bon cliché :

Cette rivière a quelques chose de magique

 Une belle truite de mer de certainement plus d'une livre capturée par Hervé lors d'une pêche au doré sans doré :

Mauvaise photo mais les couleurs étaient superbes

 Un "fouette", mais c'est un des derniers poissons que j'ai pris cette année, donc je le met :

Pas trop de quoi être fier

Je vais peut-être vous revenir avec un récit de pêche à l'éperlan d'ici la semaine prochaine, question de me faire un stock d'appâts pour la pêche blanche.

Samuel Tremblay

vendredi 4 novembre 2011

Nouvelle : Peu de pêche mais plein de projets

Je n'ai pas eu beaucoup le temps de pêcher dernièrement, ce qui explique le peu d'activité que j'ai sur le site.  Il y a bien eu quelques pêches aux brochets mais je n'ai aucun poisson digne de mention à montrer...

Je ne chôme pas pour autant, après avoir hivernisé mes embarcations je me suis mis à penser à une technique de fabrication de poisson nageur.  Une méthode qui demanderais mois d'effort et serait plus rapide tout en offrant des résultats plus constants que celle que j'ai exposée dans cet article :
http://sampeche.blogspot.com/2010/10/article-fabrication-artisanale-de.html

J'en suis encore à l'expérimentation, mais si je réussi les résultats seront impressionnants, autant en quantité qu'en qualité.  Je ne donne pas plus de détail, la technique fera probablement partie d'un prochain article, c'est à suivre...

La pêche blanche approche à grand pas et j'aurai beaucoup de temps pour y aller cette année puisque j'aurai terminé mes études.  J'ai déjà commencé à préparer mes montages, mes cannes et mes brimbales. Reste juste à me faire une pêche à l'éperlan digne de ce nom pour me stocker en appâts en espérant pouvoir embarquer sur la glace à l'ouverture le 20 décembre :)

Samuel Tremblay

lundi 22 août 2011

Récit : Prendre la chance

Avec la précision infaillible des prévisions météo auxquelles on a droit cette année (dommage qu'il n'y ait pas de police de caractères représentant le sarcasme) on peut aussi bien se faire dire qu'il tombera 30 à 40 millimètres de pluie le lendemain pour finalement se retrouver avec une température clémente, et vice versa.  Dans ces conditions il devient difficile de prévoir une sortie de pêche et on doit donc s'adapter et improviser au moment venu.

C'est pas mal la conclusion à laquelle nous en sommes venu moi et Hervé samedi soir en jasant de nos plans pour le jour suivant : "on verra demain matin".  En fin de compte, le temps étant incertain, on décide de ne pas aller trop loin, de prendre une chance et, dans le pire des cas, on écourtera la pêche.

On commence à pêcher en fin d'avant midi, la première prise se fera attendre mais la patience paye et ce sera un beau doré de 21 pouces pour 3.5 livres qui m'offrira un superbe combat dans les règles de l'art.  Avant de le voir je pensais vraiment qu'il serait plus gros, surement parce qu'on avançait au début du combat puisqu'on pêchait à la traîne.  Une belle remise à l'eau en bonne et due forme et on continue la pêche.


Un beau jaune de 21 pouces

Environ une heure plus tard, ce sera au tour d'Hervé de faire une prise, dès le début de l'affrontement on savait qu'il avait affaire à un gros poisson ! Canne "light action" pliée en deux, frein qui chante, tour de la chaloupe, à gauche, à droite, pour faire bref disons un bon 2-3 minutes de combat avec le gros sourire dans la face !  Une fois la prise sécurisée, on la pèse directement dans la puise et on soustrait le poids du filet plus tard, de manière à ne pas blesser ce poisson qui doit retourner à l'eau.  Le verdict tombe : 6.75 livres !  Le plus gros doré ayant monter à bord de ma chaloupe et son plus gros doré à vie par dessus le marché !  Il dépassait les 24 pouces de mon ruban à mesurer de quelques pouces donc probablement un spécimen d'entre 25 et 27 pouces.

Son plus gros doré à vie

Le temps se faisait de plus en plus menaçant, c'était l'heure de s'en retourner vers le débarcadère, tant qu'à se déplacer aussi bien le faire à la traîne.  Sur le chemin du retour je ferai la dernière prise de cette sortie, un autre beau doré de 20 pouces pour 3 livres.  Remis à l'eau comme tous les autres de la journée, quel agréable inconvénient que de prendre de si beaux poissons qu'on à même pas le dilemme de le garder où de le remettre à l'eau


Je ne peux m'empêcher de croire que le nouveau plan de gestion du doré mis en place à partir de cette année aura un effet plus que positif sur la qualité de pêche partout où les pêcheurs auront assez de respect pour l'appliquer.  Tout ça dans l'esprit où on doit admettre qu'au point où en est rendu la ressource en plusieurs endroits tout le monde devrait faire plus que ce qui est requis et moins que ce qui est permis afin de préserver et d'augmenter la qualité de pêche.

Samuel Tremblay

jeudi 4 août 2011

Récit : Pêches de juillet et août

Avec la météo très variable très variable à laquelle nous avons eu droit cet été je n'ai pas pu faire de "petite vite" après le travail comme j'avais pris l'habitude de le faire l'été dernier.  La plupart des endroits près de la ville où j'ai le temps d'aller pêcher après le travail sont situer en rivières et qui dit rivière plus pluie diluvienne trace le portrait d'un torrent de bouette dans lequel la pêche est presque inutile pour la plupart des espèces intéressantes... Ça n'a tout de même pas compromis mes pêches de fin de semaine puisqu'il est alors plus aisé de se déplacer pour aller à la rencontre d'endroits plus hospitalier.

En parlant d'endroits accueillants, je ne peux passer outre la superbe journée passée avec ma blonde sur une petite rivière assez éloignée, presque un ruisseau en fait, que nous avons pris l'habitude d'aller visiter à la fin juillet dans le but de croiser le fer avec l'élusive truite de mer sur la route de sa frayère.  La journée n'a pas été très productive en nombre de prises mais combien satisfaisante en terme de paysage et en qualité de poissons.

Après avoir pris presque tout de suite en arrivant une belle truite de 15 pouces (désolé je ne trouve pas la photo), les touches se sont faites attendre durant la majorité de ce qui sera le reste de notre journée.  Jusqu'au moment où, me sortant d'un moment de contemplation, un grand cri retenti juste derrière moi.  Je me retourne pour savoir ce qu'il en retourne, je vois ma blonde assise derrière moi avec une canne presque pliée en deux et le frein qui chante de sa voie stridente !  Relativement au même moment je suis la ligne des yeux et aperçoit une énorme ombre dans l'eau, je me dis " &*$&*% elle vient de ferrer la truite du siècle !"  Ça n'a pas pris beaucoup de temps avant que la génétique de sa prise la pousse à faire les sauts si typiques de salmo salar et que j’apprenne à la pêcheuse qu'un saumon atlantique est au bout de sa ligne !


Une pêcheuse très fière de sa prise !
Deux ou trois minutes plus tard, difficile d'évaluer le temps avec autant d'énervement dans l'air, j'ai queuté le saumon qui ne sera au final sortie de l'eau que quelques secondes pour immortaliser cet animal aussi magnifique qu'inattendu.  Ce bel animal d'environ six livres (estimation) est retourné très rapidement et en pleine forme à son environnement étant donné la règlementation qui s'applique à son espèce.

Nous avons décidé de retourner chez nous peu après cette prise, la nature c'était donnée en spectacle pour nous et avait  méritée qu'on cesse d'en profiter.

Quelques jours plus tard j'ai profité d'une escapade au lac St-Jean pour aller faire une petite heure et demi de pêche dans le bout de Roberval.  Le lac étant beaucoup trop agiter pour ma pauvre petite chaloupe moi et mon comparse, Pierre-Étienne, sommes allés dans une petite baie abritée.  Non sans quelques essais infructueux on finira par tirer notre épingle du jeu avec quelques dorés, un petit brochet et un poisson dont je n'avais jamais entendu parler, le fouille roche zébré.  Vu sa grosseur il n'y à pas grande histoire à faire sur le combat qu'il m'a servi, mon vers se débattait plus que lui !

Un fouille roche zébré

 Lundi dernier moi, mon frère et sa blonde on est allé faire un tour sur un lac à brochet où on fait régulièrement de belles prises.  La météo annonçait des orages violents, mais qui attend de gagner avant d'acheter un billet de loterie ?  Si le temps s'annonce menaçant on a qu'a sortir du lac à ce moment.





Le calme avant la tempête

On à tous pris un ou deux spécimens, la blonde de mon frère prendra même son premier brochet à vie, mais c'est mon frère, avec un beau brochet de sept livres qui prendra la tête du palmarès cette journée là.

Jean, va vraiment falloir que je t’apprenne à tenir un brochet, ça l'air d'un serpent

Un peu plus tard dans la journée les éclairs et le tonnerre nous on rappeler à l'ordre, il était temps de partir.  Sur le chemin du retour dame nature nous offrira tout de même un autre beau "show", un petit orignal mâle était en train de se nourrir tout près du débarcadère.  Le silence du moteur électrique nous a permit de nous approcher assez près pour le photographier.

Ajouter une légende

Je parle de mes pêches passées, mais j'en arrive tout juste en fait !  J'ai pris cette belle ouananiche tout à l'heure, quelques minutes après le début de ma pêche, une belle pièce de 19 pouces.  Elle était très amochée après le combat et j'estime que ses chances de survie était presque nulle, elle fera donc quelques heureux dans les prochains jours.

Je me gâte, tellement bon ce poisson

Samuel Tremblay